Le Phare de la Vieille se dresse ici comme une figure verticale, fragile en apparence mais profondément ancrée, au cœur d’un espace ouvert et agité. Situé en pleine mer à l’est du raz de Sein, le phare devient moins un point géographique qu’un symbole : celui de la tenue, de la vigilance et de la permanence face aux éléments.
La peinture à l’huile, enrichie de collages de papier et de sable, confère à l’œuvre une matière vibrante. Le papier structure le corps du phare, lui donnant une présence architecturale subtile, tandis que le sable, projeté et étiré dans un geste libre, évoque la violence diffuse des vagues et du vent. La matière ne décrit pas la mer : elle en restitue l’énergie.
La palette ocre orangée, ponctuée de gris bleutés, est travaillée en transparence, laissant apparaître les couches et les traces du geste. Le fond blanc, largement conservé, agit comme un espace de respiration. Il amplifie le mouvement périphérique et isole la verticalité du phare, pris dans une tension constante entre stabilité et débordement.
Des lignes courbes et des élans graphiques traversent la composition, suggérant le passage du vent et la circulation des forces marines. Un oiseau, esquissé dans le ciel, introduit une présence vivante et légère, accentuant la sensation d’échelle et de solitude.
Cette œuvre, réalisée selon une technique mixte sur toile de lin au format 40 × 80 cm, a été récompensée par une médaille d’or décernée par l’Académie internationale d’art contemporain Artlookone, dans la catégorie peinture mixte. Cette distinction souligne la singularité du travail de matière et la justesse du dialogue entre abstraction et figuration.
Le Phare de la Vieille propose une expérience sensible : celle d’un repère immobile au cœur du tumulte, d’une force silencieuse qui traverse le temps et invite à la contemplation.










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